Les cartables

Voilà des mois que nous rêvions de fouler la terre d’Arménie et nous avons bien du mal à réaliser que ce moment est enfin arrivé ! Nous sommes épuisés par les derniers jours à Paris : déménagement, bouclage des valises, dernières formalités administratives, tout s’est joué à l’heure près. Tels des automates nous sortons de l’aéroport heureux mais inconscients de ce que nous sommes en train de vivre.

Un homme, notre chauffeur de taxi, nous attend avec une pancarte portant notre nom, il ne parle ni français ni anglais, il va falloir nous habituer, ce sera souvent le cas ici, le russe étant la langue secondaire (70 ans de domination soviétique, cela laisse des traces).

Nous suivons notre homme jusqu’à son taxi qui n’est pas de première jeunesse, le parc automobile arménien valant d’ailleurs son pesant de cacahuètes, il fera surement l’objet d’un post dans les semaines à venir. Pour l’heure, si nous souhaitons rejoindre Gyumri qui est à deux heures de route de Erevan, il va falloir retrousser nos manches, une des roues du taxi est à plat …

23h30, nous arrivons à l’orphelinat. Les sœurs nous attendaient et nous accueillent chaleureusement. Les enfants, quant à eux dorment, mais nous ne pouvons ignorer que ce lieu où règne actuellement un calme religieux doit pourtant résonner chaque jour de tant de rires et de cris enfantins : nous craquons littéralement à la vue du vestibule où sont accrochés des dizaines de manteaux, bonnets, écharpes, cartables de toutes tailles dont les plus petits rendent Lucile complètement « gaga », cela promet !

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