Association NOTRE ARMENIE

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Heraghos

April 15, 2014

Chaque matin, lorsque les enfants partent à l’école, nous rejoignons notre salle de cours : La salle TV de l’orphelinat se transforme en classe d’arménien pour l’occasion.

 

La température y est généralement assez fraîche et nous avons pris l’habitude de nous réchauffer grâce à un petit chauffage d’appoint qu’il nous faut brancher à une rallonge. Arrivé à ce point du récit, vous vous dîtes « Mais en voilà un détail SUPER intéressant !!!!!! ». Rassurez-vous, j’arrive au fait.

 

Hier, la rallonge avait disparu. Nous la trouvons finalement derrière un tas de cartons. Ok, jusque-là, rien de bien anormal ni qui vaille la peine d’être raconté. Mais en extirpant la rallonge, c’est une batterie de téléphone portable qui atterrit dans les mains de Lucile…

 

Brusquement, nos sens se mettent en éveil.

Sherlock Holmes, nous voilà !! Pourquoi brancher une batterie dans une pièce aussi excentrée ? Pourquoi la mettre dans un coin de la pièce aussi peu accessible ? Bizarre, Bizarre, vous avez dit bizarre ? Comme c’est bizarre ! D’autant plus bizarre que le règlement de l’établissement stipule que les téléphones portables (« Heraghos » en arménien) sont strictement interdits.

 

En un regard, nous comprenons que nous venons de tomber sur quelque chose que nous n’aurions JAMAIS dû voir !!

 

Bien, laissons la batterie sur la table, branchons notre radiateur et ne nous mêlons surtout pas de cette affaire.

 

Cinq minutes à peine se sont écoulées que la porte s’ouvre brusquement : Siroun, une jeune fille de 16 ans est bien surprise de nous trouver dans la pièce. Impossible pour elle désormais de faire marche arrière. D’un pas qu’elle veut assuré, elle se dirige vers ladite « cachette ».

 

- « Siroun, c’est peut-être cela que tu cherches ? » Nous brandissons l’objet convoité en essayant de cacher un certain triomphalisme coupable.

 

Maintenant, plus moyen de se voiler la face, nous sommes face à un vrai dilemme. Faut-il révéler aux sœurs le pot-aux-roses.

 

S’en suit une réflexion hautement spirituelle sur notre rôle auprès de ces enfants. Qui sommes-nous pour eux ? Des éducateurs ? Des grands frères/ sœurs ?

 

Au déjeuner, nous décidons d’aborder le sujet prudemment :

 

- « Mes sœurs, si un jour…, par hasard…., on ne sait jamais….., nous étions témoins de quelque chose avec les enfants qui ne vous plaise pas, devons-nous vous en parler ?

 

- ….. (silence. Nous pouvons compter lentement jusqu’à 5. Que j’aime ces gens qui prennent le temps de réfléchir avant de parler ! ). Réponse de la Sœur Arousiag : « Cela dépend de la gravité de la faute. »

 

Nous commençons à connaitre la Sœur et notre problème du jour se situe clairement dans la zone rouge de son échelle de gravité….Bref, je vous laisse deviner la suite.

 

Nous pensions bien que nous ne nous étions pas fait une copine, nous n’avions pas pensé au fait que toutes les ados ce matin nous feraient ostensiblement la tronche !

 

Bref, bonne semaine à vous ! La nôtre s’annonce plus difficile qu’elle n’avait commencée.

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